LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

LE LECTORAT DE L’ANTÉCRISE

Je chante pour les morons

-Mononc’ Serge

Nous le savons bien, l’Antécrise se plaît à chier sur tout, même son propre lectorat. Nous avons ici tenté de dresser un petit bestiaire non-exhaustif de celui-ci afin de percer le mystère de son existence.

L’universitaire : L’Antécrise est distribuée même à l’intérieur des plus hautes institutions académiques, les universités (en fait, juste l’UQÀM), et une partie de son lectorat fréquente donc ces établissements. Ils et elles étudient majoritairement les sciences dites « molles » ou les arts. L’universitaire aime lire l’Antécrise pour se trouver edgy et trash avant de retourner lire du Michel Foucault et de se faire teindre les cheveux en vert dans un appartement de Rosemont. Au moins, grâce à eux, on reçoit pleins de subventions.

Le fan de Mononc’ Serge : Difficilement féminisable, le fan de Mononc’ Serge trippe aussi sur l’Antécrise. Il aime principalement les jokes de caca, les références à la boisson et le langage ordurier. Très peu politisé, il trouve ça quand même hot d’envoyer chier le gouvernement. Son intérêt pour l’Antécrise n’est que passager et il cessera de la lire en même temps qu’il se coupera les cheveux et s’achètera une Kia.

Nos ami-e-s : Ils et elles ne lisent plus l’Antécrise depuis longtemps et ceux et celles qui le font encore ne nous ont connu que récemment et le font principalement par pitié. Certain-e-s se sont déjà tenté-e-s à contribuer, mais ont cessé après avoir vu leur texte être ridiculisé dans les marges ou monté dans un caca. Cette catégorie s’amenuise d’ailleurs avec le temps.

Les Gubways : Le plus souvent intoxiqué-e-s, il serait surprenant qu’illes aient réellement lu les textes contenus dans le zine. Ils et elles sortent très peu d’Hochelaga et nous savons d’emblée qu’ils et elles ne viendront pas nous voir à l’Expozine. Nous les voyons tout de même annuellement au Salon du livre anarchiste ils et elles ne nous achètent rien à moins de pouvoir nous l’échanger contre de la drogue.

Les punks : À première vue semblables aux Gubways, ils et elles se différencient par l’épaisseur de leur porte-feuille. Les punks traversent les salons à la recherche de patchs pour couvrir leur nouveau pantalon H&M. Nous avons très peu de chances de leur vendre des livres, mais nous savons qu’ils et elles ne partiront pas de notre kiosque sans avoir dépensé. Ils et elles sont très probablement notre plus grande source de revenus et la raison pour laquelle notre stock de patchs est principalement en blanc sur tissu noir. Nous espérons toujours qu’ils et elles passeront par notre table avant celle de Coup de Griffe.

Les cégepien-ne-s : Fraîchement sorti-e du secondaire, le ou la cégepien-ne s’apparente de très près au fan de Mononc’ Serge par son immaturité et son goût de l’alcool. La différence entre les deux se retrouve dans l’anarchisme ostentatoire du ou de la cégepien-ne. Ils et elles lisent l’Antécrise pour fitter dans la gang de leur nouvelle asso. Occupant des emplois minables de fin de semaine dans des épiceries ou des restaurants tout en habitant chez leurs parents, ce sont d’excellents client-e-s. Tel-le-s les fan-e-s de Mononc’ Serge, leur appréciation de l’Antécrise disparaîtra en même temps que leurs mèches bleues.

Allex Bel : Fan numéro 1 depuis le début, Allex Bel nous a tout acheté. En plus, il nous envoie des dessins. Y’est hot.

Les curieux-ses de salons : Ces gens se pointent à tous les salons de livres, de zines, de musique, d’artisanats, etc. à la recherche de curiosités en tout genre. Ils et elles s’arrêtent souvent au kiosque de l’Antécrise attiré-e-s par notre stock de patchs. Ils et elles évitent le plus souvent notre regard pendant que nous observons le leur passer progressivement de l’amusement au choc en lisant notre matériel. Ils et elles quittent généralement après une minute en nous remerciant de la tête. Ce sont de piètres client-e-s.

Les militant-e-s : Les militant-e-s ont commencé à lire l’Antécrise au printemps 2015 en pensant que nous étions un zine de gauche radicale. Je m’imagine à peine leur déception après la quatorzième joke de marde dans le même zine. Nous avons flushé toutes leurs contributions qui tentaient d’amener des critiques constructives. Réellement, nous nous en torchons.

Le monde de la ConsDep : Encore une fois difficilement féminisable. Il semblerait que certains auteurs de la défunte Conspiration Dépressionniste lisent l’Antécrise. Je sais pas si c’est parce qu’ils savent que leur « revue » était prétentieuse et élitiste pis qu’ils sont jaloux de l’Antécrise ou si c’est juste pour avoir de quoi parler quand on se croise dans les salons parce que, tsé, j’m’en criss de leurs enfants pis de leur piaule en banlieue.

Auteur-e-s de l’Antécrise : Cette catégorie n’est féminisable qu’en de rares, quoique très appréciées, exceptions. L’auteur-e ne lit que ses propres textes pour se masturber l’ego et fait semblant de s’en foutre, mais ira vérifier son nombre de likes à chaque heure si son texte est publié sur Facebook.

One comment on “LE LECTORAT DE L’ANTÉCRISE

  1. Jean-François Vincent
    November 18, 2016

    J’ai tapé “fuck de marde” sur Google pis j’suis arrivé ici.

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This entry was posted on August 24, 2016 by in Uncategorized.
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