LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

FUCK LE MOIS DE MAI

Ça fait un bout que j’ai envie de faire partie de la gang de l’Antécrise pour chier sur tout le monde et particulièrement sur moi-même. Sauf que c’est de la pression pareil, trouver un sujet universel pour la gauche cynique et intoxiquée. Je le sais ben que le lectorat skippe les textes trop longs pour checker les collages, mais mon osti de brainstorm interne dure depuis des mois. Tsé, des trucs qui me gossent, y en a des centaines chaque jour. J’haïs vraiment le monde et particulièrement les gens. C’est colissement large ça pour trouver un angle d’approche assez cinglant et pertinent pour le « meilleur zine de marde ». Alors que j’avais perdu espoir, le mois de l’anarchie montréalais est arrivé avec toutes ses incohérences et ses événements de marde overcrowdés.

Qui a pensé à condenser toutes les affaires vaguement anar en mai? Comme si j’avais plus de cash ce mois-là que les autres et que ça m’intéressait de regarder un film ailleurs que dans mon lit. Un festival de théâtre «international» à 13$ par soir pas de consommation incluse et fucking loin d’Hochelag, pourquoi j’irais là? J’aime même pas ça les nations, je suis anarchiste osti. Je veux même pus aller au salon du livre : avant on pouvait boire de la bière tranquille dans le gazon entre pauvres et aller se patenter un émetteur fm dans un atelier juste pour avoir de l’ombre un peu. Asteure, dehors c’est rempli de monde qui sont là pour se magasiner des points radz en vue de leur rentrée à l’UQAM et qui parasitent nos oreilles avec leurs départs prochains en Europe.

Mais c’est à Entractes, le deuxième festival de théatre, que mon dégoût a explosé. Pourtant, le gars du DIRA me l’avait bien vendu au téléphone: « Non, j’ai pu billets pour le FITAM, mais savais-tu qu’il y avait un autre festival anarchiste à contribution volontaire début juin? Ça se passe aux Katacombes et au Touski.» Proche, gratuit et semeux de marde en compétionnant l’autre: mon style. Dix minutes avant le show, c’était sold out. Je suis restée sur le trottoir à checker du monde à l’heure se faire revirer de bord durant les 15 premières minutes du spectacle.

J’avais déjà vu la première pièce, j’étais pas pressée d’aller endurer des stéréotypes d’âmes tourmentées pognées dans un sous-sol post-apocalyptique, mais ça m’a remise en criss quand même de voir la fin de leur collage naïf de gens incompris par la société. La maladie mentale, les médicaments, l’angoisse, le goût de mourir, quand tu connais pas ça, tu y touches pas. Pas parce que c’est tabou, parce que c’est insultant pour un public composé majoritairement de gens amochés par la vie de se faire caricaturer à côté d’une vieille cool qui parle de perruches.

J’ai fini par endurer toutes les autres pièces en étant ben amère de la première parce j’avais donné la contribution suggérée et j’en voulais pour mon argent. J’ai fini par avoir du plaisir en checkant une nonne jouer avec des jaunes d’oeufs, mais avoir su que ça durait 5 heures avec 2 pauses, je serais restée chez nous.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

Information

This entry was posted on August 22, 2016 by in Uncategorized.
%d bloggers like this: