LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

Bock-Côté écrit encore la même chose!

«Ne laissons pas le multiculturalisme culpabiliser l’Occident», clame ce taré notoire

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25 juin 2016 |L’Antécrise | Livres

Essai québécois
Le multiculturalisme comme religion politique
Mathieu Bock-Côté
Cerf
Paris, 2016, 368 pages

Mathieu Bock-Côté (MBC) n’est pas un intellectuel de province, c’est un minable nationaliste. La profondeur de sa réflexion et la redondance de son style, qui ressasse constamment les mêmes arguments identitaires, témoignent de son étroitesse d’esprit et de son égo monumental. Il fallait l’entendre, le 11 juin dernier, débattre avec le philosophe français Alain Renaut à l’émission Répliques, animée par Alain Finkielkraut sur France Culture, pour n’en pas douter : MBC est un gros cave de première.

Plus qu’un idiot passéiste, le jeune sociologue est un véritable névrosé de la nation. « Il faut dire, écrit Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro Histoire de juin-juillet 2016, que Mathieu Bock-Côté voit tout, lit tout, comprend tout [ce qui concerne l’identité canadienne-française]. Qu’il s’adresse à son lecteur avec la précision et l’enthousiasme de celui qui a choisi de transmettre plutôt que de poser. » En effet.

Et ce que MBC transmet dans Le multiculturalisme comme religion politique, un essai aux références pour la plupart périmées, c’est une peur indomptable de voir le règne de l’homme blanc catholique perdre de l’ampleur face au multiculturalisme, une pensée qui postule, en gros, que l’Occident est coupable d’avoir écrasé les groupes minoritaires (ethniques, sexuels, sociaux, etc.) et que la justice nous impose, désormais, de déconstruire cette domination pour contribuer à l’avènement d’un monde enfin libre.

Mai 68

La gauche, jusqu’aux années 1950, critiquait le capitalisme au nom de l’horizon socialiste. La découverte de ses dérives totalitaires force toutefois ceux qui s’en réclament à changer de cap. On identifie alors « les nouvelles formes de l’exclusion sociale » et « les nouveaux acteurs pouvant endosser la critique de la société ». Mai 68, en France, est le moment phare de cette transformation de la gauche classique en une nouvelle gauche, plus sociale et culturelle que politique et économique.

On passe donc, note MBC, « d’une critique du capitalisme à une critique de la civilisation occidentale et des grandes institutions qui sont considérées comme sa gardienne, qu’il s’agisse de l’État, de la nation, de la famille ou de l’école ». Le prolétariat, héraut de l’élan révolutionnaire d’hier, n’a plus la cote puisqu’on le découvre trop souvent conservateur. La nouvelle gauche, qui a rencontré la contre-culture, s’investira désormais dans la défense de toutes les « identités subordonnées à l’hégémonie de l’homme blanc occidental ». La droite conservatrice, quant à elle, finira par se rallier mollement à cette idéologie « diversitaire » et ne se distinguera plus de la gauche que par son néolibéralisme assumé et l’exploitation de cette «diversité» comme cheap labor.

Aujourd’hui, ce multiculturalisme se présente comme l’incarnation du progrès et devrait s’imposer comme la trame des sociétés occidentales. L’histoire, au lieu d’être une école de patriotisme, de propagande ou de révisionnisme, devrait être mise en procès. On devrait criminaliser le passé et accuser nos ancêtres d’avoir génocidé la diversité. « Étudier l’histoire, explique MBC en déplorant cette attitude jugée trop dangereuse pour l’unité canadienne-française, c’est apprendre à s’en délivrer. Car que retenir d’un monde qui s’était édifié en écrasant la différence ? »

Bock-Côté accuse donc l’Occident d’être tellement accueillant que l’identité nationale serait appelée à abandonner « son particularisme historique » pour ne pas « blesser les nouveaux venus » et à se dissoudre dans un pacte juridique.

Résistance conservatrice

Dans ce nouveau monde, ceux qui sont attachés à la nation historique et à ses traditions parce qu’ils croient que l’héritage est « un passage fondamental sans lequel l’individu est condamné à la sécheresse culturelle, à une vie vide de sens », parce qu’ils sont convaincus que « la communauté politique ne saurait durablement exister sans une mémoire forte, ancrant les hommes dans le sentiment d’un monde partagé » et que la fragmentation de la société en de multiples groupes minoritaires menant l’instruction contre la culture nationaliste nuit à la démocratie et à la capacité d’agir collectivement, ceux-là, donc, les conservateurs au sens philosophique du terme, de droite ou prétendument gauche, sont accusés, avec raison, de refuser le progrès, de faire le jeu de l’extrême droite, voire d’être un peu dérangés pour aller ainsi contre le sens de l’Histoire.

Bock-Côté, qui est complètement borné et qui peine à justifier ses idées, formule, dans cet essai qu’on n’a pas besoin d’avoir lu pour en deviner le contenu, une invitation à soutenir l’hégémonie blanche occidentale et à revenir aux valeurs canadiennes-françaises catholiques, au détriment de la diversité, sans même cacher son grossier populisme de droite. Pour mener le combat conservateur, MBC prétend s’inspirer notamment de la droite gaulliste. Ce n’est pas la seule manière d’être conservateur: on peut feindre camper à gauche et tenir à l’héritage occidental. Prôner le statu quo afin de conserver ses privilèges, aujourd’hui comme hier, reste toujours aussi en vogue chez les dudes blancs. Et Mathieu Bock-Côté semble être capable de le faire tout en passant pour un intellectuel. Ark.

2 comments on “Bock-Côté écrit encore la même chose!

  1. Chiasso
    June 26, 2016

    Article de marde écrit par un frais chié

    Like

  2. Nicolas Rioux
    June 28, 2016

    Je vais devoir m’inscrire en faux quant à l’analyse de l’auteur. Je n’aborderai qu’un instant les nombreux moments où l’auteur, plutôt que d’attaquer le contenu des idées de MBC, s’en remet à de la vulgarité réductrice en lançant des slogans tels ceux «minable nationaliste», de «gros cave», d’«idiot passéiste» dans le première ligne du texte. Du côté de son argumentaire, l’auteur assimile le nationalisme à une maladie, une sorte de gangrène pour l’humanité dont celle-ci doit se débarrasser, tel que le témoigne entre autres l’expression «névrosé de la nation». Dans le même sens, il rebute clairement toute conception de l’homme laquelle n’est pas la sienne en réduisant l’essai de MBC à des «références […] périmées», une vision «passéiste» en comparaison avec son progressisme postmoderne. Dans ces expressions les plus radicales, cette «nouvelle gauche» n’accepte aucune dissidence ou débat d’idées n’est permis et il faut faire taire l’ennemi du progrès en le discréditant par l’insulte. Par ailleurs, l’élite «mondialisée et cosmopolite» méprise souvent le peuple qu’elle juge trop vieil, pauvre ou idiote. Plusieurs penseurs, dont Jacques Atalli, présente un tendance autoritaire tout aussi dangereuse que la gauche «pré-deuxième guerre»: la démocratie et la société libérale (notamment le concept de liberté d’expression) ne sont valides que s’ils n’entravent pas la marche inévitable vers le progrès (lequel s’incarne souvent par un gouvernement mondial). L’auteur explique et résume tout même de manière remarquable et honnête certains éléments du livre. Un trait important de la gauche soixante-huitard est l’abandon du marxisme classique pour la défense de la classe ouvrière pour une logique de conflit social axé sur la «majorité» contre les «minorités». Cette trahison des élites, qui rappelons-le est marquée par un dégoût du peuple jugée inintelligent par sa pauvreté/ruralité/sous-éducation, amena un grande dichotomie entre ces groupes. À travers les décennies, le politiquement correct et l’auto-culpabilisation des nations occidentales ont menés à un lent suicide culturel. On passe donc à l’autodestruction mérité car nous serions coupables de tous les maux de la planète. Cependant, l’auteur fait une erreur historique importante en associant capitalisme, nationalisme et impérialisme. Le second concept, et l’idée d’État-nation qui en découle, ne fait son apparition que très récemment dans notre histoire, soit après la déconfiture de l’impérialisme européen. De plus le nationalisme s’oppose largement à l’impérialisme et au capitalisme mondialisé, que ce soit par l’approche protectionniste ou autarcique/d’autonomie en économie, au patriotisme plutôt que la domination culturelle et a une logique souvent non interventionnisme. Enfin, l’auteur accuse MBC de redondance. À cela je réponds simplement que tout auteur constant idéologiquement reprends nécessairement des thèmes et un style d’écriture qui est les siens d’un essai à l’autre! Il semblerait donc que l’auteur se plaint de trop lire un auteur,qu’il a librement choisi de lire.

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This entry was posted on June 25, 2016 by in Uncategorized.
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