LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

FUCK LE TREEPLANTING

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Aussi suprenant que ça puisse paraître, malgré toute ma haine du travail aliénant, de la routine débilisante de l’emploi, j’ai mordu à pleine dent à l’appât du gain. Planter des arbres, ça me semblait bien, presque de gauche t’sais. Tu contribues à la reforestation, à l’environnement, à la photosynthèse, à la libre circulation de l’oxygène, au droit inaliénable de respirer! L’air, je suis crissement pour ça.

Mais j’suis pas un-e criss de hippie. Non, pour être tout à fait honnête, j’étais surtout charmé-e par le potentiel d’enrichissement pis j’avais très peu de considérations environnementales ésotériques. Voyons les choses en face : si j’ai passé deux mois à faire des trous dans le sol pis à crisser des arbres dedans, c’est essentiellement pour permettre au plus de caucasiens possible de se torcher avec du papier-cul 4 épaisseurs.

En toute sincérité, j’voulais faire beaucoup d’argent en peu de temps pour retourner illico sur mon divan et y rester pour toute l’hiver. J’me trouvais super ingénieux-se : concentrer la période d’effort sur un petit laps de temps pour donner une place majoritaire à l’oisiveté au quotidien. Criss que j’me trouvais ingénieux-se. Malheureusement, j’avais oublié que j’étais un-e osti de fuck all paresseux-se pis que c’est certainement pas en m’abandonnant sous la pluie au beau milieu de l’Abititi avec des ours, des douches pis des hippies que j’allais changer ça. Tout ça pour dire que j’ai pas fait une criss de cenne.

Là j’en vois déjà qui pointent du doigt mes aspirations monétaires initiales en m’invectivant de toute leur anarchisme radical, dogmes uqamiens remâchés à l’appui. Eh bien, pour ma défense, sachez au moins que j’ai encouragé l’économie locale en tabarnaque; le peu d’argent que je réussissais à accumuler a été assidument dépensé dans son entièreté dans chacun des villages qui ont eu la chance d’être l’hôte de notre gang de dégénéré-e-s.

Au final, c’était tellement une job de marde que j’ai renoué avec plusieurs de mes addictions, engendrant ainsi l’explosion du nombre de dépenses et l’annihilation du contenu de mon compte en banque.  : j’ai recommencé à fumer du pot pis la clope, boire en innocent-e quotidiennement pis consommer d’la drogue chimique assez régulièrement. C’est pas drôle, là : j’pars me ressourcer dans nature pis m’faire du fric, au lieu de ça j’reviens plus toxico que jamais avec une haine irréversible de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un fucking arbre. Ils m’ont écœuré-e bien raide, ces osti-là. Un peu plus pis j’revenais avec des dettes calisse.

En gros, maintenant je sais que le travail, peu importe son rapport effort-durée, c’est dangereux pour la santé mentale. Fuck le planting.

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This entry was posted on September 7, 2015 by in Uncategorized.
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