LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

ÉPISODE DÉPRESSIF

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Lundi le 30 mars, j’ai failli devenir optimiste. La journée a commencé crissement de bonne heure, alors qu’on se postait devant les portes de l’UQAM pour empêcher les caves de gestion d’entrer afin d’envoyer chier l’administration qui menace 9 étudiant-e-s d’expulsion pour des raisons politiques. Les gros bonnets de l’université ont décidé de pas porter plainte fait que les flics nous ont pas crissé une volée, même s’ils étaient deux fois plus nombreux que nécessaire pour tou-te-s nous copser avant même qu’un-e seule étudiant-e ait essayé d’entrer.

Ça s’est assez bien passé, on a toffé un bon 7h à repousser des personnes assez stupides pour essayer de passer au travers d’une ligne de piquetage tenue par du monde qui pète des lignes d’anti-émeutes. Le plus nice, c’était de maurader sans vergogne black bloqué-e-s dans le quartier latin pis de voir la gueule des passant-e-s. Fuck P-6, pareil. Pis le Ras-le-bol nous a servi des wraps fucking savoureux pour pas qu’on crève de faim. Fait que je suis revenu-e chez nous crissement motivé-e pour la manif du soir.

Quand je suis arrivé-e au lieu du rassemblement, je sentais déjà qu’il se tramait quelque chose de louche. Après trois heures passées à tourner en rond (comme à Québec!) pis à repasser trois fois devant l’UQAM, j’avais crissement mal aux jambes mais par dessus tout j’étais en criss d’avoir suivi le trajet que les 2000 flics nous avaient imposé pendant qu’on prétendait pas suivre d’itinéraire. Les malades, ils bloquaient des rues complètes avec une ligne d’anti-émeutes avec leurs chars derrière, ce qui rendait désuète toute tentative de leur crisser une volée, vu que la rue restait imprenable pareil. Y’avait la cavalerie en arrière, les dudes de l’escouade urbaine avec des vrais guns sur les deux côtés, les poussins qui bloquaient les p’tites rues pis les hippies content-e-s qu’on ait pu manifester pacifiquement sans donner d’itinéraire qui dansaient de joie quand les porcs nous ont souricièré-e-s à côté du métro pour qu’on décâlisse. Je suis revenu-e chez nous déshydraté-e, fatigué-e pis câlissement fâché-e que notre mouvement de haine et de contestation soit repris par des réformistes bien-pensant-e-s. Tabarnak.

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This entry was posted on April 1, 2015 by in HORS SÉRIE, HORS-D'OEUVRE No. III.
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