LE MEILLEUR ZINE DE MARDE

OKAY?

MON COLOC MOUSTACHU

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C’était une paisible soirée de printemps et je me dirigeais avec mon coloc moustachu vers une librairie de bobos sur le plateau pour un lancement de revues étudiantes. On avait commencé à boire assez tôt dans la journée par appréhension de la chose. On est arrivé en avance dans le coin, le temps d’une pabst en canette chacun avant de se pointer là-bas.
On a fini par se rendre au lancement, assez saouls pour se calisser des hipsters, bobos, étudiantEs en littérature et autres gens propres. Le buffet de pizza fancys et les boîtes de vin ont vite fait d’attirer notre attention. Comme à mon habitude dans ce genre d’évènements, j’ai pas dit un mot à personne pis j’me suis posé à côté de la bouffe et de la boisson gratis pour me goinfrer. La boîte de vin rouge était jammée faque j’ai décidé de me pitcher dans le blanc mais mon coloc a pas lâcher le morceau. Y’a sorti le sac de la boîte pis son couteau opinel de ses poches. Ça c’est le moment où j’ai décidé que c’était mieux si je savais pas ce gars là c’est qui pis que j’allais observer la scène d’un peu plus loin. Y’a percé un trou dans le top du sac et il s’est versé un verre direct à partir du trou. À ce moment là, tout semblait sous contrôle mais quelqu’un est venu se servir un verre après. La patente marchait toujours pas. Un dude est venu pour montrer à tout le monde comment ça marche. Il connait ça ce gars là, ça l’air. Il sort le sac, voit le trou dans le top pis demande qui a fait ça. Le gars moustachu que je fait à semblant de pas savoir c’est qui dit que c’est lui qui a fait le trou dans le top du sac. L’autre essaie de lui passer, ça l’a pas marché, le sac plein de vin est tombé et s’est mis à couler par terre. Là j’suis sorti. Mon coloc m’a rejoins le temps que je m’allume une top pis on a sacré notre camp.

Il nous restait une canette qu’on a bu en marchant au hasard. On a entendu crier, y’avait la septième et décisive game des Canadiens contre les bruns ce soir là. Un peu plus loin par là, y’avait fucking beaucoup de monde qui gueulent, qui boivent pis qui auront peut-être l’idée de péter une vitrine de SAQ, encore plus se paqueter la gueule pis de flipper un char. «Fuck, on y va.»

C’était plein presque partout mais on a fini par trouver un bar fancy avec des bouncers en costard pis des tourniquets pour rentrer. C’était rempli de monde qui trouvait qu’on puait et la bière coutait très cher.

On a gagné, c’était la fucking euphorie. OLÉ, OLÉ OLÉ, OLÉ! 000-LÉ, OOHOLÉ!
On s’est dirigé vers là où la marde était la plus propice de pogner; le Centre Bell. Ça gueulait assez fort, ça semblait promettre mais la première chose qu’on a vu en arrivant c’était une chiée de flics. Y’en avait montés sur des chevaux, en bike, à pied, en char, en autobus, avec des guns, des matraques, en armure pis d’autres pas rapport avec des dossards bleus. On a préféré se tenir tranquille pour tout suite pis passer inaperçu pour aller voir le monde érnervéEs près du Centre.

Les kodaks des journalistes étaient là pour prendre des images pour les nouvelles du soir. Le monde capotaient quand ils les voyaient passer. Ça se pichet devant en faisant aller son chandail de merch officielle des Habs. Le monde se poussait pour que leur face passe à la télé. Y’avait plein de monde qui prenaient des photos avec leur cell ou qui se prenaient des selfies de la victoire.

On était ben loin de piller du rhum, de faire brûler du char.

 

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This entry was posted on March 2, 2015 by in ARTICLE, S3N1.
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